Catégorie: Santé : Recherche
Bilan d'une enquête clinique - Avancée des travaux de l'ARTAC - 21/04/2010
Par Le collectif le Jun 3, 2010 | Dans Accueil, Santé : Recherche | Réagir »
Intervention du Pr. Belpomme lors du colloque "les maladies de l'hypersensibilité" organisé par le RES le 21 avril 2010.
Le Pr Belpomme expose les dernières avancées de l'ARTAC sur le syndrome d'intolérance aux champs électromagnétiques (SICEM) et sur l'électro hypersensibilité (EHS) sur lequel l'ARTAC travaille depuis deux ans.
Article de MAXISCIENCE du 23/04/2010 :
Hypersensibilité : Un plan d’action pour faire reconnaître la maladie
France – Mercredi s’est tenu un colloque sur les pathologies de l’hypersensibilité à la Mutualité française de Paris. Organisé par le RES (Réseau environnementale santé), cette réunion avait pour objectif d’établir un plan d’action pour faire reconnaître ces troubles mais également pour améliorer la prise en charge des malades.
Les pathologies de l’hypersensibilité (hypersensibilité chimique multiple [MCS], électro-sensibilité, syndrome de fatigue chronique [CFS],fibromyalgie…) sont des maladies environnementales liées aux substances chimiques et aux champs électromagnétiques. Elles sont actuellement encore largement ignorées par certains professionnels de santé et certaines institutions. La plupart du temps elles sont considérées comme relevant de problèmes individuels purement psychologiques.
Pourtant dans plusieurs pays, le nombre de personnes atteintes par ces pathologies est de plus en plus important. En France, plusieurs centaines de milliers de personnes seraient concernées par ce trouble parfois si handicapant qu’il amènerait certains malades à perdre leur emploi, sans qu’il soit pour autant diagnostiqué.
L'hypersensibilité concerne 12 à 25% de la population des pays industrialisés
D’après le Réseau, les MCS (hypersensibilité chimique multiple) par exemple toucheraient de façon plus ou moins sévère 12 à 25% de la population des pays industrialisés dont 3,5% de façon très sévère au point d’entraîner un isolement complet. A partir du point de vue des scientifiques, des malades et des médecins, le colloque visait à mettre au point un plan d’action dont le but serait d’informer les professionnels de santé mais également de développer la recherche afin d’améliorer la prise en charge des malades.
Les associations souhaitent que les pouvoirs publics prennent en compte au plus vite les souffrances des patients. L'Agence de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) a déjà recommandé, fin 2009, la poursuite des recherches dans le domaine.
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Source : Cliquez ici
Alliance scientifique pour le traitement et la reconnaissance des malades électrosensibles : ASTRE
Par Le collectif le Avr 22, 2010 | Dans Accueil, Santé : Recherche | Réagir »
L'ARTAC et le CRIIREM ont décidé d'unir leurs actions sur l'Electrosensibilité et créent ASTRE.
Afin d'accélérer les recherches en cours, mettre au point une prise en charge efficace des malades atteints du SICEM (Syndrome d'Intolérance aux Champs Electromagnétiques) et obtenir la reconnaissance de leur maladie par les pouvoirs publics, comme c'est le cas en Suède, l'ARTAC et le CRIIREM (Centre de Recherche et d'Information Indépendant sur les Rayonnements Electromagnétiques non ionisants) ont décidé d'unir leurs force dans le cadre d'un groupe de recherche indépendant : l'Alliance Scientifique pour le Traitement et la Reconnaissance des malades Electrosensibles ou ASTRÉ.
Le Centre de Recherche et d’Information Indépendant sur les Rayonnements Electromagnétiques non ionisants (CRIIREM) est un organisme indépendant effectuant des travaux de recherche dans le domaine des champs électromagnétiques (CEM). Son expertise et la qualité des mesures de CEM effectuées n’est plus à démontrer. Pierre Le Ruz, docteur en Physiologie animale, président du CRIIREM , est un expert internationalement reconnu au plan juridique.
De très nombreux malades, atteints d’intolérance aux champs électromagnétiques consultent aujourd’hui le corps médical, en affirmant qu’ils sont électrosensibles. Beaucoup de ces malades se heurtent encore malheureusement à une absence de prise en charge spécifique par le corps médical, faute d’une reconnaissance de leur maladie.
L’Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse (ARTAC), pionnière en France dans le domaine des recherches sur le cancer a été fondée en 1984. Le Professeur Dominique Belpomme, son président, est internationalement connu pour ses travaux scientifiques en matière de cancérologie environnementale. L’ARTAC s’est préoccupée depuis plusieurs années de l’étude des effets des champs électromagnétiques sur l’organisme en considérant en premier lieu leur rôle cancérigène ; mais d’autres effets, plus fréquents et potentiellement plus graves, sont possibles, notamment le risque de maladies dégénératives du système nerveux.
Ainsi depuis environ dix-huit mois, les chercheurs de l’ARTAC ont-ils pu décrire cliniquement le Syndrome d’Intolérance aux Champs Electromagnétiques (SICEM), qu’ils distinguent à proprement parler de « l’électrosensibilité », mettre en évidence des tests objectifs biologiques et d’imagerie cérébrale afin d’établir le diagnostic de ce syndrome, prouver que celui-ci est bien induit cliniquement et biologiquement par les champs électromagnétiques, enfin mettre au point une feuille de route thérapeutique, afin de traiter le plus efficacement possible les malades atteints de SICEM et les soulager de leur souffrance. En outre une enquête nationale est en cours, afin de définir avec précision les conséquences des CEM dans notre pays en terme de santé publique.
Afin d’accélérer ces recherches et faire en sorte que les malades électrosensibles soient traités de façon la plus efficace possible, compte tenu des connaissances médicales et biologiques actuelles, et que le statut « d’électrosensible » soit reconnu par les pouvoirs publics, comme c’est le cas en Suède, le CRIIREM et l’ARTAC, en étroite collaboration avec les associations de malades dont Robins des Toits (association qui milite activement pour une réglementation progressive dans ce domaine et à terme pour l’éradication du handicap) ont décidé d’unir leurs efforts de ont décidé d’unir leurs efforts de recherche dans un cadre commun dénommé « Alliance Scientifique pour le Traitement et la Reconnaissance des malades Electrosensibles : ASTRÉ ».
Présentation au format PDF :
http://artac.info/images/telechargement/astre.pdf
APPEL A VOLONTAIRES POUR ETUDE MEDICALE DANS LE SUD DE LA FRANCE
Par Le collectif le Fév 6, 2010 | Dans Accueil, Santé : Recherche | Réagir »
Initiative d'étude médicale à Toulouse sur l'électrosensibilité
La question des effets des ondes électromagnétiques sur la santé est au centre de tous les débats qui existent sur ce sujet. La reconnaissance officielle des pouvoirs publics et de l'ensemble du corps médical n'est pas encore prononcée.
C'est pourquoi, nous pensons qu'il est important que les études médicales se poursuivent.
En France, l’équipe du professeur Belpomme réalise à Paris des études cliniques qui ont permis notamment de décrire le SICEM (Syndrôme d’Intolérance aux Champs Electromagnétiques) et qui contribuent à la reconnaissance des effets délétères sur notre santé.
Les travaux de l'Artac sur Paris se poursuivent avec une enquête en cours sur l'électrosensibilité. Les consultations de l'Artac ne sont cependant pas facilement accessibles à tous à cause de la distance. En région toulousaine, un médecin généraliste habilité à diriger des recherches serait prêt à proposer un sujet sur ce thème à ses étudiants.
C’est dans ce cadre, qu’Antennes 31 vous sollicite aujourd’hui. Pour que ce projet puisse aboutir, il faut que cet interne soit sûr d’avoir suffisamment de patients auprès desquels mener son étude. Le thème précis doit encore être défini et pourrait dépendre du type d’informations auxquelles il aurait accès. L’Artac pourrait fournir un support méthodologique.
Nous lançons aujourd’hui un appel à volontaires (EHS, personnes ayant des troubles liés aux ondes électromagnétiques, personnes qui le soupçonnent sans en être sûres) dans tous les réseaux pour avoir une idée du nombre de personnes qui seraient prêtes à participer et à fournir des informations sur leur état de santé. Ce formulaire ne représente aucun engagement de votre part, les identités des volontaires et leur choix ne seront divulguées à personne, mais le nombre de volontaires conditionnera évidemment la réalisation et la réussite de ce projet.
Si vous souhaitez participer à ce projet, (accord de principe sous réserve de l’accord définitif en fonction du sujet défini) merci de renvoyer par courrier à Antennes 31, 56 chemin du château de l’Hers, 31500 Toulouse ou par mail à ondesetsante31@googlegroups.com. Le formulaire ci-dessous dûment complété :
merci de renvoyer le formulaire avant le 31 mars.
Nom :
Prénom :
Région d’origine :
Coordonnées téléphoniques ou postales ou mail :
Dans le cadre d’une recherche clinique, vous seriez prêt à (supprimer la mention inutile) :
- Fournir mon dossier médical et l’historique de mes troubles oui / non
- Participer à une consultation médicale oui / non
- Réaliser des analyses (de sang, urinaires, autre) oui / non
- Autre type de participation à voir en fonction du protocole oui / non
Commentaires :
Recherche scientifique de l'ARTAC : Questionnaire SICEM
Par Le collectif le Jan 25, 2010 | Dans Accueil, Santé : Recherche | Réagir »
Afin d’obtenir des résultats cliniques probants, permettant une description validée du SICEM, l’ARTAC lance une enquête nationale sur l’électrosensibilité.
Télecharger le questionnaire : Questionnaire SICEM (format PDF)
Lettre accompagnant le questionnaire :
Chère Madame, Cher Monsieur,
L’intolérance aux champs électromagnétiques peine à être reconnue en France, si on en croit le dernier rapport de l’AFSSET et la prise de position du 17 décembre 2009 de plusieurs membres des Académies de médecine, des sciences et des technologies.
Afin d’obtenir des résultats cliniques probants, permettant une description validée du SICEM, l’ARTAC lance une enquête nationale sur l’électrosensibilité.
Afin d’assurer un plein succès à cette entreprise, nous avons décidé d’engager un chercheur qui se consacrera spécifiquement à la gestion des données de cette enquête.
Nous vous demandons donc :
1. de remplir très consciencieusement et précisément le questionnaire ci-joint et de le retourner à l’ARTAC au plus tard le 15 février prochain,
2. d’y joindre les éventuels documents médicaux demandés, et
3. de donner à l’ARTAC les moyens de financement de ce chercheur en adhérant à l’association et en lui octroyant un don à la mesure de vos possibilités.
Je déplore qu’on en soit arrivé là, mais en l’état, c’est la seule garantie d’indépendance
scientifique.
Meilleurs voeux pour cette année 2010.
Très Cordialement,
Pr. Dominique BELPOMME
Président de l’ARTAC
Programme de recherche de l'ARTAC concernant l'intolérance aux champs électromagnétiques 2009-2010
Par Le collectif le Nov 16, 2009 | Dans Santé : Recherche
Programme de recherche de l'ARTAC concernant l'intolérance aux champs électromagnétiques 2009-2010
http://artac.info/images/telechargement/SICEM/091091019programmerecherchesartacsursicem.pdf
L'électrosensibilité et les métaux
Par Le collectif le Fév 27, 2009 | Dans Santé : Recherche | Réagir »
Et si c’était les métaux dentaires ?
Il est légitime de se poser la question de la responsabilité des alliages employés en dentisterie dans la genèse de l’électro-sensibilité. Le fonctionnement du corps repose sur des échanges électriques. Les cellules fonctionnent avec des différences de potentiel comprises entre 70 et 90 millivolts. Or les métaux inclus dans les alliages prothétiques posés en bouche (nickel, cobalt, chrome, or, etc.) génèrent au contact de la salive des micro-courants électriques dont l’intensité peut atteindre, voire dépasser, 600 millivolts. On peut s’interroger sur l’incidence de ces courants parasites, appelés électrogalvanisme buccal, sur le fonctionnement cellulaire. Les personnes porteuses d'amalgames au mercure seraient ainsi plus sujettes aux perturbations électromagnétiques de l'environnement, les métaux en bouche agiraient comme corps de résonnance.
États-Unis : l'amalgame dentaire reconnu toxique
Par Le collectif le Déc 18, 2008 | Dans Santé : Recherche | 1 réaction »
Composé majoritairement de mercure, l'amalgame dentaire ou plombage, continue de faire débat. Tandis qu'un comité scientifique européen le déclarait en début d'année parfaitement sécure et inoffensif, dans un article publié sur son site le 3 juin 2008*, la FDA (Food and Drug Administration) s'interroge à son tour sur la sécurité sanitaire de ce matériau.
Mais de l'autre côté de l'Atlantique, le son de cloche n'est désormais plus tout à fait le même...
Changement de ton
Les habituels propos rassurants sur l'absence de toxicité de l'amalgame dentaire cèdent aujourd'hui la place à la déclaration suivante: "L'amalgame dentaire contient du mercure qui a des effets neurotoxiques sur le système nerveux des enfants en croissance et les foetus".
Il est en outre mentionné que l'amalgame libère des vapeurs de mercure quand il est placé dans les dents ou déposé de celles-ci. "Les vapeurs de mercure sont également libérées durant la mastication" précise l'article. Pour mémoire, le rapport du comité scientifique européen ne mentionne pas la mastication comme source de libération mercurielle.
Pr Olle Johansson (Suède) dénonce le parti pris de l'OMS lors de son 'Colloque concernant l'hypersensibilité électromagnétique' (Prague, Oct. 2004)
Par Le collectif le Nov 21, 2008 | Dans Santé : Recherche | Réagir »
Lettre de Olle JOHANSSON,
Professeur associé
Unité de Dermatologie Expérimentale
Département de Neuroscience
Institut Karolinska
171 77 STOCKHOLM (Suède)
Chers Tous,
Je suis désolé de devoir vous informer de ce que l'Organisation Mondiale de la Santé, suite à son "Colloque concernant l'hypersensibilité électromagnétique" les 25-27 Octobre 2004 à Prague m'a complètement dénié - après que j'aie été un participant à ce colloque - le droit démocratique d'obtenir une insertion de publication officielle incluse dans le résumé (cette dernière se trouve sur le site :
http://www.who.int/peh-emf/meetings/hypersensitivity_prague2004/en
Les personnes ayant suscité cette décision sont : Michaël Repacholi (OMS), Norbert Leitgeb (Institut d'Ingéniérie Clinique et PMG, Medical Devices European Notified Body 0636, Graz, Autriche), Emilie van Deventer (OMS) et Sarah Bullock (OMS).
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Pour votre information et en vue d'une diffusion publique, veuillez trouver ci-dessous la publication :
Introduction de la publication
Selon ma compréhension, le texte actuel de l'Organisation Mondiale de la Santé viole par plusieurs points les règlements suédois et internationaux, les déclarations des droits de l'homme et les lois régissant les infirmités pour des personnes handicapées.
Publication proprement dite
En Suède, l'électrohypersensibilité (EHS) est une infirmité physique officiellement totalement reconnue (c'est-à-dire qu elle n'est pas considérée comme une maladie). Des études de suivi montrent qu'entre environ 230 000 et 290 000 hommes et femmes suédois décrivent une quantité de symptômes lorsqu'ils sont en contact avec des sources de champs électromagnétiques.
Les personnes électrohypersensibles ont leur propre association d'handicapés : l'Association Suédoise des Electrosensibles (http://www.feb.se) - Ce site possède une version en langue anglaise. Cette organisation est incluse dans la Fédération Suédoise des Handicapés (Handikappförbundens Samarbets Organ - HSO). Le HSO est la voix à l'unisson des associations suédoises d'handicapés, face au Gouvernement, au Parlement et aux Autorités Nationales. Il s'agit d'un corps coopératif comprenant aujourd'hui 43 organisations nationales suédoises d'handicapés (où l'Association Suédoise des Electrohypersensibles est une de ces 43 organisations), ce qui représente au total environ 500 000 membres individuels.
Les municipalités suédoises doivent évidemment respecter les règlements standards 22 des Nations Unies sur l'égalité des possibilités des personnes affectées d'un handicap ("Standardregler för att tillförsäkra människör med funktionsnedsättning delaktighet och jämlikhet" ; au sujet des règlements standards 22 des Nations Unies. Consulter à ce sujet le site http://www.un.org/esa/socdev/enable/dissre00.htm). Toutes les personnes affectées de handicaps vont donc recevoir l'assistance et l'aide auxquelles elles ont droit, selon l'Acte Suédois concernant le Soutien et l'Aide aux personnes présentant certaines infirmités fonctionnelles (LSS-Lagen) et l'Acte Suédois des Services Sociaux (Socialtjänstlagen). Les personnes atteintes d'infirmités ont donc différents droits et peuvent obtenir diverses sortes d'aides. Le but de ces droits et de ces aides est de fournir à chaque personne la chance de vivre comme tout le monde. Tout qui vit dans les entités communales suédoises doit avoir accès à une vie normale et les administrations communales doivent avoir une connaissance correcte des cas et être capables d'atteindre les personnes qui ont besoin d'aide et d'assistance. Les personnes handicapées pourront obtenir des aides extérieures afin qu'elles puissent vivre, travailler, étudier ou faire tout ce qu'elles désirent lors de leurs temps libres. Les administrations communales sont tenues de s'assurer de ce que chacun reçoive l'aide suffisante. Chacun doit respecter le fait que de tels hommes et femmes peuvent avoir besoin de différentes sortes d'aides et s'en rappeler.
En Suède, les handicaps sont considérés sous l'angle de l'environnement. Aucun être humain n'est handicapé en soi ; au lieu de cela, il y a des insuffisances dans l'environnement, qui causent l'incapacité (comme le manque de rampe d'accès pour des personnes en chaise roulante ou de pièces assainies électriquement pour les personnes atteintes d'électrohypersensibilité). Cette vision de l'incapacité en relation avec l'environnement signifie de plus que même si l'on ne dispose pas de l'explication scientifique du handicap d'électrohypersensibilité, et même s'il existe des désaccords dans la société scientifique, la personne affectée d'une électrohypersensibilité sera toujours abordée de manière respectueuse et avec toutes les aides nécessaires dans le but d'éliminer l'incapacité. Ceci implique que la personne affectée d'une électrohypersensibilité aura la possibilité de vivre et de travailler dans un environnement électriquement assaini.
Ce point de vue peut être pleinement motivé en fonction des lois et règlements nationaux et internationaux actuels concernant le handicap et ce y compris les règles standard UN 22 (des Nations Unies) et le plan suédois d'action en faveur des personnes affectées d'un handicap (prop. 1999/2000 :79 "Den nationella handlingplanen för handikappolitiken - Från patient till medborgare". La Déclaration des Droits de l'Homme dans l'Union Européenne s'applique également entièrement.
Une personne est handicapée lorsque l'environnement contient certaines sortes d'obstacles. Ceci signifie qu'à ce moment, un homme ou une femme dans un fauteuil roulant ne peut pas monter dans un bus, dans un train ni entrer dans un restaurant ; cette personne présente une incapacité ou est handicapée. Lorsque le bus, le train ou le restaurant sont équipés pour l'accès en fauteuil roulant, la personne ne souffre pas de son handicap et n'est donc pas handicapée. Une personne électrohypersensible souffre lorsque l'environnement n'est pas adapté correctement à ses besoins personnels.
Des stratégies destinées à permettre à une personne présentant ce handicap d'accéder à des locaux habituels comme des bibliothèques, des églises etc. sont par exemple d'éteindre les éclairages fluorescents à hautes fréquences, et au lieu de ceux-ci d'utiliser des ampoules ordinaires à incandescence. Un autre exemple est la possibilité d'éteindre - en tout ou en partie - les systèmes de transmissions par casques dans des salles (les personnes électrohypersensibles sont souvent très sensibles à ces systèmes de transmission).
Dans la municipalité de Stockholm - où je vis et travaille comme scientifique, avec la responsabilité d'explorer des solutions compréhensibles pour des personnes électrohypersensibles - de telles personnes ont la possibilité de faire assainir leur maison contre les champs électromagnétiques. Ceci signifie, par exemple, que les câbles électriques ordinaires sont remplacés par des câbles blindés. De plus, la cuisinière électrique peut être remplacée par une cuisinière à gaz et les murs, le toit et les parquets peuvent être couverts d'un papier mural spécial ou d'une peinture contenant un produit protecteur arrêtant les champs électromagnétiques venant de l'extérieur (des voisins et des stations de base de téléphonie mobile). Même les fenêtres peuvent être recouvertes d'une mince feuille métallisée transparente comme mesure efficace pour restreindre l'immission des champs électromagnétiques dans la pièce ou l'habitation. Si ces modifications ne se révèlent pas optimales, ils ont la possibilité de louer de petits cottages que la ville de Stockolm possède à la campagne. Ces zones ont des niveaux plus bas d'irradiation que les autres. La municipalité de Stockholm a également l'intention de construire un village avec des maisons spécialement conçues pour des personnes électrohypersensibles. Ce village sera situé dans une zone d'irradiation à bas niveau.
Les personnes électrohypersensibles ont également le droit (légalement) d'être aidées par leur employeur afin qu'elles puissent travailler malgré leur handicap. Par exemple, elles peuvent obtenir des équipements spéciaux comme des ordinateurs de type " faible émission ", que les éclairages fluorescents à hautes fréquences soient remplacés par des ampoules ordinaires à incandescence, qu'il n'y ait pas de téléphone sans fil DECT dans leurs locaux etc.
Certains hôpitaux en Suède (par ex. à Umeå, à Skellefteå et à Karlskoga) ont également construit des chambres spéciales avec de très faibles intensités de champs électromagnétiques, afin que les personnes hypersensibles puissent y recevoir des soins médicaux. Un autre exemple est la possibilité pour des personnes électrohypersensibles de recevoir une voiture spécialement conçue afin que la personne puisse se transporter de son domicile à son lieu de travail.
Récemment, certains politiciens de la municipalité de Stockholm ont même proposé aux politiciens responsables du métro de la Ville de Stockholm qu'une partie de chaque rame soit sans téléphone mobile. Le fait que l'on puisse couper les téléphones mobiles dans ces parties choisies des rames permettrait à des personnes électrohypersensibles de voyager en métro (on peut comparer ceci à des personnes manifestant une allergie aux fourrures animales, pour qui par conséquent il est prohibé de se trouver en présence d'animaux comme des chiens ou des chats, dans certaines parties des rames).
De plus, lorsque l'infirmité d'électrohypersensibilité est discutée, il est également d'importance capitale que les connaissances les plus générales soient nécessaires avec pour objectif de mieux adapter la société aux besoins spécifiques des personnes présentant cette infirmité. Le code suédois de l'environnement " Miljöbalk " contient un excellent principe d'évitement prudent, lequel, évidemment, doit s'appliquer ici également en vertu du respect et de la volonté dans l'écoute des personnes électrohypersensibles.
Naturellement, toutes les initiatives d'études scientifiques de l'infirmité d'électrohypersensibilité doivent être caractérisées et marquées par ce respect et cette volonté d'écouter. Les investigations auront pour seul but d'aider les personnes possédant cette infirmité particulière. L'initiative présentement proposée par l'Organisation Mondiale de la Santé semble négliger ce but et le programme de recherche suggéré semble plutôt remettre en question, introduire la suspicion, et sur des bases sans solidité, inclure le problème de l'électrohypersensibilité dans le domaine de la psychologie. C'est là une façon de voir qui est totalement à l'opposé du règlement 13 des règlements standards 22 des Nations Unies, lesquels disent clairement que les investigations scientifiques concernant les infirmités doivent de manière incontournable - et sans aucun préjudice - se focaliser sur les causes, l'apparition et la nature du problème. Ceci doit se faire dans le but unique et explicite d'aider et de soutenir la personne présentant l'infirmité.
Rien d'autre !
De plus, il faut également mentionner que très récemment, à la fin de 2004, l'Association des Médecins Irlandais de l'Environnement (IDEA) a annoncé qu'ils ont identifié un sous-groupe de population qui est particulièrement sensible aux expositions à différents types de radiations électromagnétiques. Les niveaux tolérables conseillés pour les expositions à ces radiations non ionisantes sont uniquement basés sur leurs effets thermiques. Cependant, il est clair que ces radiations ont également des effets non thermiques qui doivent être pris en considération lorsqu'on établit des niveaux sans danger. L'électrosensibilité vécue par certaines personnes aboutit à une quantité de symptômes pénibles qui doivent également être pris en compte lors de l'établissement de niveaux tolérables d'exposition aux radiations non ionisantes et lors de l'implantation de mats et d'émetteurs (L'Association des Médecins Irlandais de l'Environnement (IDEA), 2004)
" Position de l'IDEA concernant les radiations électromagnétiques " http://ideaireland.org/emr.htm
De plus l'IDEA souligne également ce qui suit :
"1. Un nombre croissant de personnes en Irlande se plaint de symptômes qui, alors qu'ils varient en nature, en intensité et en durée, peuvent être attribués clairement à l'exposition aux radiations électromagnétiques.
2. Les études internationales sur animaux au cours des 30 dernières années ont montré les effets potentiellement nocifs de l'exposition aux radiations électromagnétiques. Dans des études d'observations, les animaux ont montré une détresse manifeste lorsqu'ils sont exposés à des rayonnements électromagnétiques. Des expériences sur des cultures de tissus et sur des rats ont montré une augmentation de la malignité lorsqu'ils sont exposés à des radiations de téléphones mobiles.
3. Des études sur des utilisateurs de téléphones mobiles ont montré des niveaux significatifs d'inconfort chez certains individus faisant un usage intensif du téléphone mobile ou même dans certains cas après une utilisation régulière sur des temps courts.
4. Les niveaux considérés comme sans risques en cours actuellement pour l'exposition à des radiations de micro-ondes ont été uniquement déterminés sur base d'effets thermiques de ces radiations. Il y a maintenant un vaste corpus de preuves qui montrent clairement que ces niveaux ne sont pas appropriés, étant donné que beaucoup d'effets de ce type de radiation ne sont pas en relation avec des effets thermiques. "
Finalement, l'Association Irlandaise des Médecins de l'Environnement " estime que le gouvernement irlandais devrait revoir d'urgence les informations actuellement disponibles sur le plan international concernant le sujet des effets thermiques et non thermiques de l'exposition aux radiations électromagnétiques en vue de mettre en œuvre immédiatement des recherches adéquates concernant les effets nocifs pour la santé de l'exposition à toutes les formes de radiations non ionisantes dans ce pays et concernant les formes de traitement disponibles ailleurs. Avant que les résultats de ces recherches soient disponibles, une base de données épidémiologiques devrait être mise en œuvre parmi des individus souffrant de symptômes estimés être en relation avec l'exposition à des radiations non ionisantes. Ceux qui déclarent souffrir des effets de l'exposition à des radiations électromagnétiques devraient voir leurs plaintes examinées de manière sensible et complète et un traitement approprié devrait être fourni par l'état. Les règles de sécurité les plus strictes possibles devraient être établies pour les installations de mats et d'émetteurs, ainsi que pour les niveaux acceptables d'exposition potentielle des individus aux radiations électromagnétiques, en ligne avec les normes observées en Nouvelle Zélande."
Evidemment, ces très récentes découvertes doivent également être prises en considération sérieuse pour toute proposition de recherche.
Avec ma sympathie et mes meilleures salutations,
Olle Johansson
Source de l'article : http://www.teslabel.be/olle_johansson280405.htm --- Traduction : J.M. Danze - 28.04.2005
A télécharger:
- le rapport d'octobre 2004 de l'OMS sur l'électrosensibilité (fichier pdf) : WHO_OMS_Rapport_Prague_EHS_Proceedings_2004.pdf
- le 'discrédit' public de l'OMS
Intoxication au plombage au mercure : un dentiste témoigne
Par Le collectif le Nov 1, 2008 | Dans Santé : Recherche | Réagir »
Exposés aux vapeurs de mercure libérées lors de la condensation et du fraisage de l'amalgame ou plombage), les dentistes sont eux aussi intoxiqués. Le problème est réel mais occulté par les autorités sanitaires françaises qui nient tout risque, tant pour le dentiste qui manipule l'amalgame que pour le patient qui le porte en bouche. Le docteur JM Bousquet, qui a aujourd'hui cessé de pratiquer en raison de problèmes de santé graves, témoigne de son parcours.
Les récents propos insultants tenus par M. Goldberg dans le CDF paru fin février 2008* m’obligent à réagir et à témoigner. Alors que des pays scandinaves ont restreint depuis longtemps l’utilisation de l’amalgame dentaire et que la Norvège vient de l'interdire, et pas seulement pour des raisons environnementales, la France, s’appuyant sur les conclusions faussement rassurantes du très controversé rapport de l’Assaps de 2005 continue à justifier et autoriser le recours à ce matériau constitué pour 50% d’un produit maintenant classé CMR (cancérogène, mutagène et reprotoxique). En revanche à la même époque, sur la même question de la toxicité potentielle du mercure, la Suède dans un rapport beaucoup mieux étayé et plus objectif arrivait à des conclusions totalement opposées.
* Article intitulé Merci au ministre norvégien de l'Environnement dont on peut lire une critique sur le site des éditions Luigi Castelli.
Déclenchement d'une maladie neuro-dégénérative
J’ai exercé en tant que chirurgien dentiste à Cahors pendant 25 ans mais, en 2002, j’ai dû cesser mon activité pour invalidité professionnelle suite à une maladie neurodégénérative sensitivomotrice d’évolution péjorative apparue soudainement en 1989, à l’âge de 37 ans. Pendant mes études, j’avais appris que le mercure était un poison mais on nous avait enseigné qu’une fois lié aux autres métaux de l’amalgame, il ne présentait plus aucun danger. Dès le début de la maladie j’ai songé à un intoxication mercurielle, mais l'hypothèse a été infirmée par de simples analyses d’urine qui ont montrées en 1990, puis en 1999 des taux de mercure inférieurs à la norme de 10 microgramme par litre.
Bons et mauvais dosages
Ainsi jusqu’en 1998, je me contentais du diagnostic de "probable maladie de Charcot-Marie-Tooth atypique et sporadique". Mais début 1999, grâce à l’association Non Au Mercure Dentaire, j’ai appris que l’analyse d’urine spontanée n’est pas un bon indicateur de l’intoxication mercurielle chronique. Ce sera plus tard confirmé par un toxicologue universitaire qui écrit à mon sujet en 2003 : « les concentrations mercurielles sanguines et urinaires ne sont pas représentatives d’une pollution mercurielle chronique ancienne puisque la mercuriémie reflète une contamination instantanée et que la mercuriurie est un bon indicateur d’une exposition de l’ordre du trimestre ». Ce toxicologue suggérait «d’évaluer la quantité de Hg accumulé dans l’organisme à l’aide d’un traitement chélateur DMPS, traitement favorisant par ailleurs la désintoxication du tissu nerveux dans lequel la demi-vie biologique du mercure serait de l’ordre de 18 ans». En mars 2000, le dosage du mercure dans les selles et les urines, deux heures après la prise de trois comprimés du chélateur DMPS, avait effectivement montré des chiffres très élevés, apportant la preuve d'un stockage important des métaux des amalgames dentaires mis en évidence par le chélateur. Malheureusement, de violentes migraines, provoquées par la mobilisation du mercure, m'ont empêché de poursuivre le traitement de chélation par DMPS.
Déni médical
Malgré ces résultats, les neurologues qui me suivent n’ont jamais su, voulu ou pu aller dans la direction d’une pathologie induite par le mercure et se sont toujours référés aux simples analyses préconisées par l’Afssaps. En 2000, j’ai même participé à l’étude de F. Toumelin-Chemla s’appuyant sur ces simples taux de mercure urinaires. Quand on sait que ces recherches ont été faites en collaboration avec Dentoria (un important fabricant d'amalgame!), on peut émettre des doutes sur leurs conclusions. Pour prouver la non toxicité du mercure, il suffit de ne pas choisir le bon indicateur! Il en sera de même en 2006 quand j’ai suivi le protocole de l’Afssaps destiné à s’occuper des malades pensant être intoxiqués par ce poison. C’est la présidente du Collège français des biomatériaux dentaires qui s’est chargée de moi! Quant au biologiste qui a fait mes analyses, il a reconnu par téléphone ne pas être spécialiste de l’intoxication mercurielle, il faisait pourtant parti du groupe d’experts de l’Afssaps! Une chance, on ne m’a pas envoyé chez le psychiatre!
Problème de santé publique
Des analyses faites en Allemagne dans un laboratoire agréé montrent que je suis victime d’une intoxication mercurielle chronique, non reconnue en France. A mon avis, elle est due aux nombreux amalgames que j’ai eu très longtemps en bouche mais surtout au mercure que j’ai inhalé en le manipulant sans précaution des années durant et auquel je dois avoir une hypersensibilité, sans doute génétique, hypersensibilité qui m'a amené à développer des symptômes avec plus d'acuité qu'un autre. On connaît depuis longtemps la toxicité du mercure, son relargage à partir des plombages est connu, ce métal est interdit dans de nombreux domaines et pourtant, en France, on continue de nous abuser… Pourquoi ne pas appliquer le principe de précaution et exiger l’AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) pour l’amalgame et les autres matériaux dentaires, comme c'est le cas pour les médicaments? Faut-il que, pour des raisons économiques à court terme, on continue à empoisonner la population et qu’éclate un nouveau scandale?
Jean-Marie Bousquet, docteur en chirurgie-dentaire
Note
L'exposition professionnelle au mercure par le personnel des cabinets dentaires n'est pas reconnue par les autorités françaises. Dans un rapport paru mi-janvier 2008, un comité scientifique européen nie également tout risque pour le dentiste et son personnel.
Source : www.holodent.com - Cliquez ici
Dernière modification le 18-04-2008
Voir aussi : Solutions intoxication aux métaux lourds
Les effets de la pollution électromagnétique sur la santé, document du CHU de Brest
Par Le collectif le Jul 10, 2008 | Dans Santé : Recherche | 1 réaction »
Lien: http://www.chu-brest.fr/images/article678contenu5581.doc
Le CHU de Brest vient de mettre en ligne un nouveau dossier très complet sur les effets de la pollution électromagnétique sur la santé. La réponse à de nombreuses questions : Qu'est-ce que la pollution électromagnétique ? Comment puis-je être exposé(e) aux champs électriques et/ou magnétiques artificiels ? Comment les champs électromagnétiques peuvent-ils affecter ma santé ?...
Un document passionnant et très instructif - A télécharger.

